_What we've become is contrary to what we want. [Take A Bow- Muse]

_What we've become is contrary to what we want.   [Take A Bow- Muse]
Quête vaine de la perfection.

Addiction à la cigarette.

Dépendance à la Musique.

Penchants à l'auto-destruction.

Philosophie ? Muse.

Goût de l'extme.

Tendance à la contradiction.

Intégrité des sentiments.

Volonté de briser les règles.

Insatisfaction permanente.

Complaisance dans l'illusion.



Now are you still sure you want to find out
who I am ?



[Melow - Avril 2007]
MySpace

# Posté le lundi 24 décembre 2007 07:47

Modifié le samedi 31 mai 2008 06:28

_ Grounded, boxed in, I am stuck with you ... [Futurism - Muse]

_ Grounded, boxed in, I am stuck with you ...   [Futurism - Muse]
Sarah - Lucile - Eugénie - Marie - Nicow - Melow
Alex - Laura


Find me here, speak to me ... I want to feel you, I need to hear you.
You are the light that's leading me, to the place where I find peace again ...

You are the strength, that keeps me walking
You are the hope, that keeps me trusting
You are the light to my soul
You are my purpose...


Cause you're all I want, you're all I need
You're everything ...

# Posté le mercredi 26 décembre 2007 02:23

Modifié le jeudi 05 juin 2008 10:33

_It's holding me, morphing me,and forcing me to strive... [Hysteria - Muse]

_It's holding me, morphing me,and forcing me to strive...  [Hysteria - Muse]
14 Juillet 2004, Théâtre Antique de Vienne.

La douleur a été intense, brève, comme l'aiguille de la seringue qui rentre sensiblement dans le corps du toxicomane, avant de libérer les effets de l'héroïne qu'elle contient.
Je ne comprends rien à ce qui m'arrive.
Une drogue qui s'insinue lentement dans mes veines, assomée par ce monde nouveau que me présentent ces trois musiciens, ne laissant aucun échappatoire à mon esprit alors que je suis là, debout, sous la pluie, à ne plus rien attendre si ce n'est que cette souffrance ne cesse surtout pas. Jamais.

La réalité prend alors tout son sens, le seul qu'elle aura désormais.

Les doutes qui m'assailleront à partir de ce soir-là, les angoisses plus ou moins conscientes en moi, balayés et surmontées grâce à ces quatre-vingt dix minutes de concert, les premières de ma vie. Et les solutions deviennent évidentes, la vision du monde d'avant-eux se révèle inutile, insensée, jusqu'à être effacée.

L'impact physique de leur musique, exactement comme juste avant de monter sur scène, quand le stress devient adrénaline. Une crise d'angoisse physique. Se laisser envahir par chaque note, chaque intonation de voix, jusqu'à se rendre compte du mal qu'on a à respirer, parce que l'Evidence est telle qu'elle accapare toute notion vitale pour la remplacer.
Leurs chansons ont un sens particulier, philosophique, psychologique, sont reléguées au rang de Vérité Absolue, faisant partie intégrante de ma façon de penser, d'agir.

Cela paraît tellement improbable, incroyable, que le monde entier n'aie pas le même ressenti face à ses Artistes qui sont aujourd'hui une représentation de la Perfection Absolue.

Une dépendance phénoménale, un besoin pratiquement vital, sinon nécessaire à un équilibre psychologique qu'ils m'ont apporté il y a quatre ans.


Et tant de mots qui ne suffiront jamais à exprimer ce qu'Ils sont.


Muse.
Christopher Wolstenholme - Matthew Bellamy - Dominic Howard


"- They are royalty !
- They are more than royalty. They're Gods."

_I think I'm drowning, asphyxiated, I wanna break this spell that you'vre created.
You're something beautiful, a contradiction, I wanna play the game, I want the friction ...
I wanted freedom, but I'm restricted, I tried to give you up, but I'm addicted...


[Time Is Running Out - Muse]

# Posté le lundi 31 décembre 2007 18:23

Modifié le mardi 06 mai 2008 12:41

_Everything about you is how I'd wanna be ... [Bliss - Muse]

Nîmes, balance son, entre 18 h et 19h30.
De gauche à droite sur la scène ...
Renaud (Guitare-Chant) - Davy (Guitare) - Manu, mon père ... (batterie) - Tony (Basse)
Et moi. Quelque part de l'autre côté de la piste, en train de "pactiser avec l'ennemi".
Fumer une clope avec l'autre groupe quoi ^^

La chambre d'hôtel à 149 ¤ la nuit, avec trois lits en chambre « single » - L'arrivée surprise aux 30 ans de mon parrain, à Avignon - La Feria de Nîmes - Les passages VIP dans les rues barrées de Nîmes grâce aux badges « Véhicule d'artiste : LAISSEZ-PASSER » - La lettre laissée à un inconnu dans le train - Les pauses cigarette avec Loïc - Le petit-déjeuner au bord de la piscine à 10h, avec 5 heures de sommeil derrière soi - Les quelques minutes d'angoisse à chercher Antoine dans Nîmes alors qu'il dormait dans la poussette - Les 148 ¤ de tapas au restaurant de la Maison Carré - Les balances son prévues à 18 heures, et les ingénieurs du son en retard d'une heure et demie - Les conversations en allemand entre Holger et Edgar, en anglais avec Shaffik, en espagnol gitan avec Davy, Caroline, Renaud et Tony - Les clins d'oeil de mon père sur scène, lorsque j'étais au premier rang - Les badges « PASS ARTISTES » qui ne restaient jamais accroché à mon pull - La bière-citron entre musiciens après le petit-déjeuner - Les innombrables « Ah mais vous êtes la fille de Manu ? Je suis vraiment désolé(e), j'ai cru que vous étiez sa copine ... Mais, hum, vous faîtes plus que votre âge, et lui beaucoup plus jeune, il vous a eue très tôt non ? » (27 ans mais c'est pas grave va) - Le duel de percussion entre mon père et Holger en plein spectacle, divisant le public en 2 camps, les Bleus et les Rouges - Le cours de guitare manouche avec Davy - La prière avant le spectacle - Les bombes à serpentins lancées sur des touristes par Antoine - L'improvisation sur « Le lion est mort ce soir » avec Jean-François et Edgar pendant la deuxième balance - La majestuosité de Pierre-Antoine à l'entrée des Rouges sur la piste - La recherche désespérée de cigarettes et d'aspirine - L'accident d'un acrobate juste avant le spectacle : un coup de sabot très mal placé, un roulement à terre sous la douleur, un séjour aux urgences - Le mal de tête causé par un ascenseur émotif : en 2 secondes et demie, nostalgique, extatique, nostalgique, extatique - Les "Vamos caballitos ... Oh my God, j'ai paw awwété deuh la chanteii hièw dans leuh chambweuh d'hotewl l !" de Shaffik.



Phil : "Sérieux, renie ton père, regarde le : il pactise avec l'ennemi. En plus il est habillé en rouge ce connard !"


Davy : "Pierre-Antoine !!!"
Moi : "Putain non Davy arrête, arrête, ARRETE J'TE DIS !!!"
Davy : "PIERRE-ANTOOOIIINE !!!"
Moi : "Putain, putain, putain, putain ... J'VAIS TE TUER ! J'TE JURE QUE J'VAIS T'TUER !!! "


"Manuel ? Quieres venir conmigo ?"
5 secondes d'hésitation, puis ses petits bras se lèvent vers moi
"Me das un beso ? NO ? Porque si no me das un besito, sabes que te voy a comer ? CLARO QUE TE VOY A COMER ! NIAK NIAK NIAK !!!" (qu'est ce qu'on est cons quand on est avec des gamins)


Stéphanie : "Les joues d'c'te gamine, c'est une piste d'atterissage à bisous, j'te jure."


Edgar à la Sécurité : « C'est la fille du batteur, elle peut rentrer. »
Le vigile : « Bon, c'est bon, tant qu'c'est identifié, ça peut rentrer ! »


Jean-François : "3 ballons, hein, qu'est-ce t'en penses ?"
Moi : "Ouais ,3 c'est nickel, ça marche, c'est bien, le même nombre que tes yeux, ça va l'faire."
Florian : "3 yeux ?!"
Moi : "Mais oui Florian, on est Samedi aujourd'hui, enfin."
Edgar : "Bah oui, Flo', t'es con !"
Florian : "19h27 ? Ah d'accord ! Tu m'en diras tant !"


Davy : "Renaud il a dit qu'il les enverrai par ChronoPost."
Moi : "Non, par RenaudPost."
Davy : "P'tain t'es en forme toi !"
Moi, retenant ma main de m'étrangler : "ARGH ! JEAN-FRANCOIS, SORS DE CE CORPS !"


Aperçu de mes deux derniers jours.

# Posté le jeudi 10 janvier 2008 20:08

Modifié le lundi 26 mai 2008 18:28

_You've got to change the world, and use this chance to be heard. Your time is now ... [Butterflies And Hurricanes - Muse]

Nîmes, 1h45 de spectacle.
Quelques minutes avant le spectacle, toute la troupe avait chanté "Tengo la camisa negra", Davy à la guitare. Comme si c'était la dernière fois.

Jean François Pignon. Avant l'entrée des Rouges.
Renaud et Davy au chant et à la guitare, Tony à la basse, mon père à la batterie.


23h57

Il y a exactement deux semaines que je quittais Nîmes.
Sur le Boulevard Jean Jaurès, j'avais laissé couler mes larmes en pensant à ce que je venais de vivre et ce que je laissais derrière moi.
J'ai perdu la notion du temps depuis.

J'ai repassé en continu les trente heures passées là-bas. J'ai cherché et trouvé du boulot et un appart' sur Nîmes. J'ai écouté, encore encore, les chansons que mon père a jouées en live pendant le spectacle, surtout Perdido et Ocean. J'ai envoyé une demande d'acceptation à l'Université de Nîmes. J'ai repris contact avec des gens qui n'attendraient que mon arrivée là-bas. J'ai trouvé un camping à Aurillac, j'ai essayé d'apprendre le patois auvergnat. J'ai parcouru les sites internet à la recherche de photos et vidéos du concert. J'ai envoyé des mails à des personnes présentes au spectacle pour en récupérer davantage. J'ai composé une chanson à propos de ses yeux. Je me suis rendue compte que l'inconnu à qui j'ai laissé la lettre dans le train d'Avignon habite à quelques dizaines de kilomètres de moi. J'ai regretté de ne pas avoir agi, de ne pas avoir eu l'audace nécessaire à mes espérances. Mais il m'a dit que j'étais une sentimentale, et que me connaissant, j'allais tout faire pour y parvenir. J'ai envoyé des mails sans fin à Manon, en lui racontant les péripéties du voyage.

Et je fume, en croyant que tenir une cigarette entre mes doigts me libèrera de la nostalgie qui, pourtant, me permet d'avancer.


Et j'attends. De revivre les mêmes moments.


J'attends.
Novembre 2008, Montpellier.

# Posté le mercredi 23 janvier 2008 21:36

Modifié le lundi 26 mai 2008 07:03